L'île de Madagascar

L’agriculture de Madagascar

L'agriculture de Madagascar

L’agriculture est un atout incontestable de l’économie Madagascar qui peut être exploité pour atteindre une pleine autosuffisance alimentaire. 

Elle représente 30% du PIB et emploie près de 80% de la population active. Divers aliments y sont cultivés, notamment le riz, le sucre, le coton, la vanille, le poivre, le girofle. L’artisanat tient aussi une grande place dans la Grande île.

Le riz

Ce pays possède 1.2 millions d’hectares de riz, il est classé 19e à l’échelle mondiale en production rizicole et 2e pays consommateur après le Myanmar. Pour les paysans, la rizière est un héritage de leurs ancêtres. L’Extrême Nord de l’île est le seul endroit où cette denrée n’est pas cultivée à cause de son climat aride.

Doté d’une qualité exceptionnelle et d’un goût délicieux, cette denrée est un composant de base pour la préparation de plats succulents. Elle est consommée par les malgaches 2 à 3 fois par jour, elle  apporte de l’énergie et permet de pallier au manque de glucides.

Le riz prévient aussi contre le diabète de type 1 et 2, les maladies vasculaires et l’obésité. Il est moissonné 2 à 3 fois par an durant la période allant d’avril à juin. Les  principaux greniers de riz se trouvent dans les régions d’Alaotra et de Marovoay.

L’agriculture est une activité qui occupe près de 43% des surfaces cultivables du territoire et malgré cela, la quantité récoltée ne répond pas encore à la demande de la population locale.

Le sucre

Le sucre de Madagascar est artisanal et bio, il est cultivé dans les villages de la commune rurale de Fanandrana sur la côte Est de la grande île. Il est appelé en malgache  « Siramamy mavokely » en raison de sa couleur qui vire au roux. Sa production ne subit aucun raffinage, les experts affirment qu’il est plein de vertu nutritive, de très bonne qualité et meilleur pour la santé.

Près de 50.000 tonnes de ce produit sont exportés sur le marché européen. Ce sucre produit à partir de la canne à sucre biologiquement cultivée est nutritif et ne provoque pas l’hyperglycémie. Il accompagne les desserts, le thé, les laitages ainsi que le chocolat au lait avec une douceur appréciable et une saveur irrésistible.

Le coton

La culture du coton se fait depuis 1982 dans la région de Tuléar. Elle exige des cultivateurs beaucoup d’attention pour avoir de bons résultats à la fin de la  récolte. Le coton est cultivé par les paysans et sa qualité exceptionnelle provient du travail effectué. Les pesticides sont appliqués à partir d’un mois après les semis et ceci tous les 8 jours jusqu’à la récolte. Les fumiers appliqués 30 jours après les semis permettent d’obtenir des produits de bonne qualité et raffinés. En 2016, sa production a connu une forte baisse à cause de la mauvaise pluviométrie dans les zones de production de Toliara et des difficultés d’obtention des insecticides nécessaires pour la lutte contre les maladies.

Malgré ces difficultés, la production n’a pas cessé, elle ne fait que croitre  et  peut même devenir une des principales sources de revenue pour cette partie du monde.

L’artisanat

Cette île  est dotée d’une grande quantité d’artisans talentueux grâce à leur savoir-faire, leur dynamisme et leur technique. Avec cet art de créer à la main de petites merveilles, les artisans fabriquent à partir de l’écorce de l’arbre appelé  « Avoha » le papier Antaimoro.

Ils utilisent également des bois tel que l’ébène, le bois de rose et le palissandre  pour confectionner de très beaux tableaux, des statuettes, des meubles ou des chaises. Ces artistes utilisent aussi ces pièces de bois pour reproduire des animaux. Grâce à sa nature riche lui offrant des matières premières, l’artisanat a contribué à environ 15% du PIB du pays en 2008. Les fibres végétales telles que le raphia sont utilisées pour la confection des sacs, paniers, nattes ainsi que des objets de  décoration. La broderie occupe aussi une grande place dans l’art Malgache.

La vanille

Fruit d’une orchidée, originaire d’Amérique centrale, la vanille est découverte en 1880 à Madagascar.  La Grand île est le meilleur producteur de vanille au monde avec 80% de production mondiale. Sa qualité particulière provient du savoir-faire hérité des réunionnais, à la patience, au mode de préparation et au respect porté à cette épice. La vanille de Madagascar est noire, douce, grasse, souple, aux parfums boisés. Malgré les phénomènes tels que le cyclone qui ravagent les plantations engendrant 30% de perte sèche, ce délice a su garder sa place dans l’économie malgache.

Cependant, sa production est confrontée à un véritable problème. Les gousses ne sont plus laissées à une maturité parfaite, car elles subissent des vols, ce qui malheureusement impacte négativement sur la qualité du produit et entraine une baisse de près de 40% de ses arômes.

Le poivre

La culture du poivre est introduite au XXe siècle à Madagascar par le français Emile Prudhomme à la suite d’une mission à Java. Cultivé sur la côte Sud-est de l’île de Nosy Varika à Farafangana le long de l’océan indien, le poivre de Madagascar est riche en essence, très résineux et délicieux. Il apporte tonus et énergie.

Dans ce pays, il est récolté deux fois par an : en mai-juillet puis en octobre-novembre. Cet épice est parfait pour un assaisonnement sur des fruits de mer, des poissons, il est aussi utilisé dans les desserts. Comme tous les autres poivres, il s’accorde avec la viande et la volaille, il peut assaisonner  le gratin ou une simple salade. Pour bien le conserver, il faut le mettre à l’abri de la chaleur, de l’humidité et de la lumière. Dans le but de répondre aux exigences de qualité, sa récolte se fait à la main, grain par grain, il est lavé avec de l’eau pure pour le débarrasser des corps étrangers, il est ensuite trié à la main.

La girofle

Introduite à Madagascar à partir du 19e siècle, la culture de la girofle se fait à Analanjirofo, lieu surnommé « la région des clous de girofle » dans la province de Tamatave, dans le Nord-Est de l’île.

Cet épice offre deux produits de grande valeur, à savoir le clou et l’huile essentiel de girofle. Selon le ministère du commerce malgache, il a une valeur bien plus grande que celle de la vanille. Il est constitué de plusieurs molécules recherchées par les industries pharmaceutiques, agroalimentaires et cosmétiques. Il est donc utilisé dans la parfumerie, la dentisterie, la fabrication des cigarettes, mais aussi dans la cuisine.

La saison de récolte à Madagascar s’étend de septembre à mai. L’île est le premier exportateur mondial et deuxième producteur mondial  du clou de girofle après l’Indonésie, avec une quantité estimée à 19 000 tonnes par an. Ce produit est devenu important et est une source de revenu pour les cultivateurs. On compte près de 30 000 producteurs dans la zone d’exportation et de production sur la côte de la grande île.

L’économie de Madagascar